26 février 2008

Je n'ai pas attendu que ce soit à la mode pour parler de l'effet de serre

Paul_Val_rie_Masson_Delmotte_Br_tigny_31_05_05 En mai 2005, Valérie MASSON-DELMOTTE était venue intervenir à ma demande lors d'un débat avec des collègiens de Brétigny sur le thème des changements climatiques. Voici ce que j'écrivais alors dans mon journal cantonal :

"Changements climatiques, développement durable.

Le sujet est à la fois simple et complexe, mais essentiel pour l’avenir de la planète.

Simple parce qu'il est clairement établi maintenant que l'activité humaine est à l'origine des changements climatiques observables, et que nos modes de vie doivent changer vers moins de gaspillages de nos ressources naturelles et moins d'émissions de gaz à effet de serre - gaz carbonique (CO2),méthane (CH4), …

Complexe car cela implique de nombreux bouleversements, visant à permettre une autre forme de développement : le développement durable, c’est-à-dire un développement maîtrisé répondant aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Autrement dit : « ne mange pas les grains qui doivent servir de semences pour la récolte prochaine ».

C'est ce que se propose de faire le développement durable, concept né à Rio en 1992 puis sous forme de protocole à Kyoto en 1999 (1), et que refusent de ratifier les USA, malgré les évènements dramatiques de la Nouvelle-Orléans.

Observation des faits touchant aux changements climatiques.

Réchauffement de la planète par effet de serre, à Brétigny comme ailleurs.

Dorénavant, tous les climatologues sont convaincus de l'évolution difficilement réversible, si on ne prend pas des dispositions immédiates et massives, car l'homme est reconnu responsable du réchauffement par ses activités (industrialisation, urbanisation, transports,...). Or, nous sommes plus de six milliards d'individus, et la croissance démographique, grâce aux progrès de la médecine, notamment, n'est pas terminée. Ces facteurs anthropologiques se sont accélérés depuis le milieu du 18ème siècle. La fonte des glaciers (étendue et épaisseur), la déforestation, les désordres climatiques (inondations ici, sécheresse, là,...) se sont accentués.Un débat a été organisé à l'initiative de Paul Simon, Conseiller général Vert du canton de Brétigny, le 31 mai dernier à Ciné 220 de Brétigny, à partir d'un film américain, « The Day after », plus spectaculaire que scientifique, mais destiné au grand public. Il sensibilise les citoyens aux conséquences graves du réchauffement de la planète. Ce débat s'inscrivait dans le cadre de la semaine du développement durable organisée dans le département par le Conseil général, avec quatre débats au programme.

Nous avions convié Valérie Masson-Delmotte, responsable de recherche au laboratoire des sciences du climat et de l'environnement, à Gif-sur-Yvette, qui nous a exposé les éléments prouvant le réchauffement de la planète. Après la conférence de Rio (1992), les États ont pris conscience de l'urgence du problème. Le protocole de Kyoto (1997) a amené plus de cent cinquante états à ratifier le protocole, dont la Russie récemment. Mais les États-Unis qui restent les plus gros consommateurs d'énergie et de matières premières au monde, ne veulent toujours pas ratifier le protocole de Kyoto. Pourtant, peu à peu, certains de leurs états investissent dans des mesures visant à réduire les émissions de CO2, principal facteur de l'effet de serre."

P1010013Paul SIMON et Marie-Pierre DIGARD (Présidente de l'ARENE) en vite de la ferme éolienne de Clartres (Aisnes) en 2005. La production d'énergie éolienne ne produit que très peu de gaz à effet de serre.

Posté par paulsimon à 14:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Commentaires sur Je n'ai pas attendu que ce soit à la mode pour parler de l'effet de serre

Nouveau commentaire